L’usine Cérafrance

L’usine Cérafrance

Une autre usine est liée à l’histoire de Ferrières, et à celle des familles Desmarquest et Carré. En 1867, Alfred Desmarquest succède à la famille Leblond qui avait créé en 1804 à Saint-Samson-la-Poterie, dans l’Oise, un atelier de creusets. Ces récipients en argile réfractaire étaient utilisés pour fondre le verre destiné à de petites entreprises du village : les usines de polissage de verre optique Voisin et Pilain. C’est en 1917 que Louis Desmarquest acheta à Jules Gervais, le long de la voie ferrée à Ferrières, des bâtiments désaffectés qui avaient abrité à la fin du XIXème siècle une fromagerie, berceau industriel de la société laitière des fermiers normands.

En 1942, Jean-Michel Desmarquest, le fils de Louis, développe la production des céramiques fines et des oxydes frittés destinés à la recherche nucléaire. En 1978, Lafarge, qui avait acheté l’entreprise en 1971, décide de se séparer de ses usines de réfractaires. C’est alors que la société CARRÉ, client depuis 1935, décide de relever le défi industriel et de reconvertir l’usine pour y regrouper différentes fabrications et de les diversifier…Une société est constituée « Carrelages et grès de Normandie ». En 1987, le groupe IMETAL achète la société CARRÉ. Cérafrance devient alors filiale de ce groupe (Cérafrance-Céramiques et Grès de Normandie). Fin 1991, le groupe IMETAL achète CEDONOSA puis REFRAL qui avec Cérafrance vont constituer le « Pôle Céramique Techniques ».

Le 6 janvier 2003, la société est rachetée par le groupe « Les Jolies céramiques Sans Kaolin », déjà propriétaire de la société CARRÉ. Elle fournit aujourd’hui la majorité du CAC 40 en pièces spéciales : ferrules pour Total ; filtres poreux pour Air Liquide ; palets de cuisson pour Essilor ; busettes pour Arcelor / Mittal, creusets pour les fonderies automobiles de Renault et Peugeot ; godets pour la SNECMA…

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